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Subprimes : 7 arguments à renvoyer aux étatistes et autres donneurs de leçons anti-libérales
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Subprimes : 7 arguments à renvoyer aux étatistes et autres donneurs de leçons anti-libérales

par Vincent Bénard, le 22/10/08

L’article qui suit est pris sur le blog de Vincent Bénard (www.objectifliberte.fr), qui nous a fait le grand plaisir de venir à Nice le vendredi 17 octobre 2008, pour une conférence passionnante inspirée de son ouvrage  « Logement, crise publique, remèdes privés » (Editions Romillat, 2007). 

 

Vincent Bénard est Senior Fellow des instituts Hayek (Bruxelles) depuis 2004 et Turgot (Paris).

 

Subprimes : sept arguments simples à renvoyer aux étatistes et autres donneurs de leçons anti-libérales

 

Chers amis, vous croyez en la liberté individuelle, politique et économique, et vous en avez assez  d’entendre la foule des gens mal informés pour la plupart, ou intellectuellement malhonnêtes pour quelques uns, vous gratifier de plaisanteries fines, voire de noms d’oiseaux, à cause de la crise actuelle ?

 

Vous en avez assez que les étatistes de gauche et de droite se permettent de vous donner des leçons, alors que, parce que vous faites l'effort de vous  informer, vous savez que ce sont ces mêmes étatistes qui prétendent encadrer vos existences du berceau au cimetière qui ont provoqué cette crise ?

 

Voilà, en 7 points, l’argumentaire qui vous permettra, je l’espère, de moucher ces  accusateurs anti-libéraux dont vous serez nécessairement la cible. Il est temps de redresser la tête, ne vous laissez plus marcher dessus:

 

La crise actuelle n’est pas une crise du libéralisme, mais une faillite de l’intervention toujours croissante des états, et notamment l’état américain, dans leurs économies :

 

1. Dans une société libérale, jamais l’état n’aurait créé un oligopole financier (Fannie Mae et Freddie Mac), forcé pour des raisons politiciennes de racheter en masse des prêts  de qualité très médiocre, hors de toute considération économique.

 

2. Dans une société libérale, jamais l’état n’aurait pu faire croire à des pauvres qu'il les aidait en votant des lois obligeant les banques à leur prêter de l'argent hors de tout critère habituel de prudence.

 

3. Dans une société libérale, jamais les propriétaires installés n'auraient pu, via leurs mairies, ériger des barrières réglementaires toujours plus hautes à la construction de nouveaux logements, par des lois de zonage qui ont fait exploser les prix immobiliers et artificiellement gonflé de 4 000 milliards de dollars la bulle que l’on sait.

 

4. Dans une société libérale, jamais les dirigeants de banques n'auraient cru pouvoir compter sur la garantie de l’état et sur l'argent du contribuable pour couvrir leurs fautes, sans payer à titre personnel un prix très lourd pour leur irresponsabilité, voire leur malhonnêteté.  Les établissements financiers auraient dû organiser d’eux-mêmes et sur leurs fonds propres la garantie des déposants des établissements déficients.

 

5. Dans une société libérale, aucune administration, aucune majorité politique ne pourrait exonérer certaines entreprises (comme Fannie Mae, Freddie Mac et leurs dirigeants, ou certaines banques d'affaire) des obligations nées du droit commun sous prétexte que cela arrange tel ou tel politicien.

 

6. Dans une société authentiquement libérale, les taux d’intérêts ne pourraient pas être manipulés par des élites déconnectées des réalités économiques. Le prix de l'argent ne pourrait être que le reflet de l’offre et de la demande de moyens de paiement, et ne pourrait indéfiniment rester artificiellement sur ou sous-évalués, limitant, voire empêchant la formation de bulles spéculatives.

7. Dans une société libérale, le législateur se ferait un point d’honneur de ne pas taxer abusivement la réussite, ce qui permettrait de fonder notre développement sur la saine accumulation de capital, et non sur le développement de bulles de crédit successives.

    

Tous ces facteurs qui ont déclenché, amplifié ou propagé la crise sont nés des interventions étatiques sur l'économie, les marchés financiers, le marché immobilier. Sans cette intrusion constante des états dans la vie des marchés les plus importants pour nos vies, la crise des subprimes n'aurait tout simplement jamais pu se produire.

 

Alors par pitié, messieurs et mesdames les statolâtres, prétendre que seul l'état peut aujourd'hui nous sauver des maux provoqués par l'étatisme n'est pas seulement risible, c'est se rendre complice d'une escroquerie intellectuelle envers les populations, et favoriser la prise de décisions politiques qui ne feront qu'amplifier le désastre.