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Theorie monetaire |
Le système actuel de retraite en France est malheureusement voué à la faillite, et ce quelles que soient les augmentations de la durée de la cotisation ou les réformes des régimes spéciaux. Avec la diminution des naissances et l’arrivée en retraite de la génération du baby-boom, le constat est simple : Le nombre d’entrants sur le marché du travail baisse tandis que le nombre de sortants réclamant ses allocations augmente, d’où à court terme une impossibilité mathématique de payer les retraites. Le rapport Pébereau sur la dette publique (commandé en 2005 par Thierry Breton), estime que l’Etat doit intégrer dans sa dette un engagement non provisionné de 900 milliards correspondant aux engagements des retraites du secteur public. A ce chiffre éloquent, il faudrait rajouter les engagements du régime général (salariés du privé), soit 2000 milliards supplémentaires non provisionnés. Dès lors, quel est le risque ? Tout simplement que les investisseurs cessent de considérer les dettes de l’Etat français comme sûres, ce qui pourrait nous conduire à la banqueroute ! C’est la raison pour laquelle l’association Liberté Chérie Nice Côte d’Azur milite pour une transition progressive vers un système de retraites par capitalisation. Dans un tel système, on cotise sur un compte de prévoyance en vue de la retraite et l’argent placé produit des plus-values, des intérêts ou des dividendes. Lorsque cette pension est liquidée, on se retrouve à la tête d’un capital qui, consommé sous la forme d’une assurance vie, permet de toucher une pension pour ses vieux jours. La capitalisation autorise alors des espoirs de retraites supérieures de 25 à 80 % par rapport à la retraite par répartition. Bien évidemment, le passage du système par répartition au système par capitalisation ne peut s’effectuer sans une période transitoire. En effet, si du jour au lendemain tous les épargnants se mettent à capitaliser, les retraités actuels n’auront plus de recettes pour toucher leurs pensions et les personnes entrant dans la capitalisation en cours de carrière professionnelle ne mettront pas assez d’argent de côté pour disposer d’une retraite correcte. C’est du côté du Chili qu’il faut tourner ses regards, pays où la réforme des retraites a été organisée sous le régime de Pinochet. Certes, il s’agissait d’un régime tout à fait condamnable et qu’aucun défenseur de la liberté ne peut cautionner, cependant cela n’empêche en rien de reconnaitre combien sa réforme des retraites a été une réussite.
D’ailleurs, les gouvernements démocratiques qui ont suivis ne l’ont jamais remise en cause, et ce bien qu'ils aient tous été issus de la Concertación (regroupant le Parti Démocrate chrétien, le parti socialiste, le Parti pour la Démocratie, et le parti radical social démocrate). Au milieu des années 70, les économistes travaillant avec le gouvernement chilien ont anticipé que leur système de répartition des retraites, (sensiblement le même qu’en France), allait à terme droit dans le mur.
La capitalisation a donc été mise en place dès 1980. L’Etat chilien, afin de ne pas pénaliser ses cotisants, a provisionné la transition sur son budget général, en mobilisant toutes les ressources qu’il pouvait trouver (privatisations, programme d’économies budgétaires, etc). Aujourd’hui, 9 chiliens sur 10 ont abandonné le régime par répartition et opté pour une capitalisation dans un fonds de pension. Le gouvernement de notre pays doit donc rapidement conduire une politique allant en ce sens et combattre le véritable tabou que constitue la retraite par répartition. Il est tout à fait aberrant d’avancer comme argument « l’attachement » des français à leur système de retraite par répartition, sachant qu’il n’y a rien de pire que de demeurer attaché à quelque chose qui vous mène dans le gouffre ! Les problèmes économiques ne se résolvant pas sur des sentiments affectifs, les militants libéraux et réformateurs réclament que OUI A
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